Un article encourageant pour l’accès aux soins dans notre département
L’article de l’Est Républicain du 18 janvier 2025 (voir article ci-dessous) est plutôt encourageant quant à l’accès aux soins dans notre département.
Les actions de la CPAM 70 à travers les dispositions de la dernière convention médicale sont intéressantes.
Pour autant, si la situation du département est stable, celle du territoire de la CPTS Luxeuil Vosges Saônoises est préoccupante. Le déséquilibre quant à l’accès aux soins entre le nord et le reste du département (Centre et Sud) s’accentue.
Patients et professionnels de santé constatent les difficultés d’accès aux soins, qu’il s’agisse des médecins généralistes ou des spécialistes (dentistes, orthophonistes, imagerie et hospitalisation…).
Seule une politique élective des pouvoirs publics en association avec les professionnels de santé et les élus locaux en faveur de notre territoire peut apporter des réponses quant à l’accès aux soins de la population.
Martial OLIVIER-KOEHRET
Président de la CPTS-Luxeuil Vosges Saônoises
« Pourquoi la Haute-Saône maintient son nombre de médecins de proximité
Malgré les départs en retraite et les difficultés à attirer de nouveaux docteurs, le département de la Haute-Saône n’enregistre qu’une légère baisse du nombre de professionnels de santé sur ces quinze dernières années. De nombreux dispositifs d’aide ont permis au territoire de conserver ses médecins, et même d’en attirer de nouveaux.
En quinze ans, la Haute-Saône a perdu « seulement » neuf médecins généralistes.
Très souvent qualifié de désert médical , le territoire de la Haute-Saône ne fait en réalité pas partie des plus mauvais élèves. « Nous sommes bien touchés par le manque de médecins, nous sommes en dessous de la moyenne nationale en termes de densité de docteurs sur le territoire. Mais nous ne sommes pas le département le moins bien doté de France, ni même d’ailleurs de la région », détaille Nicolas Weick, directeur de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Haute-Saône.
En 2010, le territoire comptait 198 médecins généralistes libéraux d’après le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) , pour 189 aujourd’hui. Entre ces deux périodes, le nombre de docteurs a varié et l’accès aux soins a été plus ou moins compliqué en fonction de l’année, et de la localité. En 2022, la Haute-Saône ne comptait plus que 154 libéraux, une baisse significative en période post-Covid à laquelle le Département a dû faire face, avec de nombreux dispositifs d’aide pour les professionnels.
Rendre le territoire attractif
Concernant la médecine de ville, et la prise en charge des patients, de nouvelles mesures vont entrer en vigueur en 2026. Déjà bien en place, les aides à l’installation et l’activité dans les zones prioritaires seront simplifiées et automatiquement versées. Une nouvelle aide unique de 10 000 € sera accordée aux médecins qui s’implantent en zone prioritaire (N.D.L.R. : tout le département est en zone prioritaire, à quelques exceptions près comme Vesoul et Rioz).
« Nous avons besoin de médecins généralistes, ils sont la plaque tournante du système, ce sont eux qui orientent et suivent au plus près la population », rappelle Nicolas Weick. La nouvelle convention médicale récemment signée prévoit de revaloriser de 5 % le soutien financier à l’emploi d’un assistant médical , ce qui permet de libérer du temps aux médecins. Limités à un seul assistant médical jusqu’à présent, ils pourront désormais en prendre deux.
Plus d’étudiants formés en médecine
Même si le problème reste national, la Haute-Saône a, pendant un moment, été particulièrement touchée par le manque de médecins. « La difficulté, c’est l’attractivité du territoire, et beaucoup des médecins installés sont originaires d’ici. La fin du numerus clausus fait que, depuis 2018, on forme plus d’étudiants en médecine , mais étant donné la longueur des études, il faudra attendre quelques années pour en voir le résultat », assure le directeur de la CPAM 70.
Malgré les difficultés, les différents acteurs du département (conseil départemental, CPAM, communes et communautés de communes) continuent d’œuvrer pour maintenir l’accessibilité et la qualité du système de santé. »